dimanche 6 juillet 2014

Dimanche 6 Juillet 2014. Bonjour mes anciens et nouveaux lecteurs, C'est donc reparti pour une dixième saison de votre feuilleton estival. Çela fait déjà deux semaines que je suis au Cambodge. Je ne suis resté à Phnom Penh qu'une demi-journée et une nuit, le temps de rencontrer plusieurs personnes, connues ou inconnues, pour leur livrer tous les cadeaux que des amis khmers et français m'avaient donnés pour eux à Toulouse (merci Véronique, Mapie et Christophe!). Quand j'ai fait ma valise avant de partir, j'ai constaté avec grande surprise (et amusement) qu'après y avoir placé tous ces cadeaux, elle était pleine! Je n'ai donc pu prendre que très peu de vêtements et d'affaires pour moi: j'achèterai ce qui me manque ici, tout étant beaucoup moins cher qu'en France. A l'aéroport, j'ai retrouvé avec évidemment beaucoup de bonheur ma famille. Il y avait Moni, sa femme Samphors, leur fils Satya (qui ressemblait l'année dernière à un petit bouddha, et qui a maintenant un an et demi et qui est grand et nettement moins charnu), Pheng et son fils Daviya (âgé de deux ans et trois mois) et l'un des nombreux frères de Pheng, Saek. La femme de Pheng, Chanthy, n'est pas venue car elle a accouché d'un deuxième fils la veille de mon arrivée: j'ai donc maintenant trois petits-fils! Une chose surprenante (pour nous, mais pas pour eux): le bébé est resté plusieurs jours sans prénom, le temps que ses parents se décident! Je crois que maintenant il a un prénom à peu près définitif: Kana. De toutes façons, chacun utilise durant sa vie plusieurs prénoms, selon les personnes auxquelles il parle et selon les périodes de la vie: ce n'est pas fait pour me simplifier l'apprentissage! Je vais essayer de vous envoyer des photos de tout ce beau monde (et c'est vrai qu'ils sont tous très beaux). Depuis mon arrivée, je vis dans la maison de Moni. Pour rappel: petite maison en bois sur pilotis au milieu des rizières, avec électricité depuis un an (vive le progrès!) et toilettes à la turque (mais sans porte, elle a été arrachée par le vent) et sans eau courante (douche et cuisine avec l'eau de la mare voisine ou l'eau de pluie). A ce sujet, même si la saison des pluies a officiellement commencé, il pleut très peu souvent ici. Par contre, à Phnom Penh, j'ai vu (merci Facebook!), qu'il y a eu des inondations ces derniers jours. Parmi les grandes nouveautés, Moni et Samphors ont maintenant un travail (à part d'être un peu riziculteurs). Samphors a ouvert une petite boutique de vêtements dans un petit marché local, le long d'une route nationale. Elle achète des vêtements à Phnom Penh dans un grand marché pour les revendre un peu plus cher dans son échoppe. Et Moni est présentateur et opérateur dans une radio locale, Mongkol Sovann Radio: il anime deux ou trois émissions par jour, sept jours par semaine. Et ces boulots leur vont très bien et leur plaisent beaucoup! Côté divertissements: cure de plats et de produits quasiment introuvables en France (ou alors, beaucoup moins bons), comme les soupes acides, les potages de riz (bobor pour les connaisseurs), les oeufs de canard couvés (avec le foetus dedans) simplement bouillis comme des oeufs durs, les fruits comme le durian qui pue toujours autant et que j'adore comme seuls des asiatiques peuvent l'adorer, baignade dans une rivière, visite à la pagode Angsdok où j'avais fait la connaissance de Moni et Pheng et qui possède maintenant l'électricité grâce à mon magnifique don de 400 euros l'année dernière (don grâce auquel j'aurai une excellente vue lors de ma prochaine réincarnation, d'après le jeune supérieur de ce petit monastère). Et surtout repos, lecture et écriture, bien installé dans mon hamac sous la maison, bercé par le vent presque rafraîchissant et entouré de poules, canards, vaches, chiens et enfants. Le gros cochon d'environ 100 kilos est plus ou moins enfermé: il s'est quand même échappé la semaine dernière en semant la panique devant la maison et en renversant avec son groin le petit Satya qui se trouvait sur son chemin: grosse frayeur pour tout le monde, Satya n'a pleuré que 3 ou 4 minutes! C'est tout pour ce premier épisode (qui est déjà bien long, désolé), Je vous embrasse toutes et tous, Bon courage pour votre travail ou bonnes vacances (et retraites), François, alias Sochetra.

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